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La pomme serait-elle pourrie?

Nombre de mes posts traitent de l’actu Apple et de cette marque mythique qui est en train de me faire du pied pour adopter après tant d’années sous Windows/Linux, leur hardware et surtout leur OS. Finies les soirées passées à démonter mon PC dans tous les sens pour l’overclocker ou pour trouver la dernière panne. Je pense sérieusement switcher et acheter un iMac dans les prochains temps, tout en gardant ma machine actuelle comme station de travail secondaire sous Ubuntu.
Comme tout bon geek, un leitmotiv avant l’achat: connaître le produit sur le bout des doigts tant au niveau matériel, qu’au niveau soft. OS X a fait ses preuves et a acquis une solide réputation ces dernières années, en partie dûe au marché de niche auquel il s’adressait. Aujourd’hui, être sous OS X c’est cool, c’est tendance et ce buzz autour des produits Apple fait que l’on s’y penche de plus près. Il semblerait qu’au final OS X ne soit pas si stable et si sûr qu’on veut bien le croire. Avec la sortie de Leopard, plus de failles de sécurité critiques ont été trouvées dans ce dernier que dans Windows Vista .
L’OS n’en reste pas moins un exemple d’ergonomie par rapport à ses concurrents. Mais Apple ne peut plus prôner le 0 défauts qui a fait sa réputation pendant des décénnies. Ceci n’ira qu’en s’agravant, car aujourd’hui OS X frôle les 10% de parts de marché. Si les ventes continuent d’exploser nous aurons droit à ce que connaît Windows, c’est à dire malwares, spywares, virii et autres gâteries que nous réservent les hackers du dimanche en tout genre.
Au niveau hardware, les choses ne semblent pas être plus encourageantes. Acheter un ordinateur Apple il y a quelques années était encore un gage de fiabilité et de qualité. Le matériel Apple était réputé irréprochable, au niveau du design, de la finition et semblait passer par des test de qualité draconiens. Ainsi, le prix plus élevé était justifié auprès du consommateur, qui recevait un produit de qualité.
Ces jours parfaits semblent lointains aujourd’hui et les séries “ratées” chez Apple se multiplient: les iPhones avec leurs problèmes de batteries qui ne tiennent pas la charge, ceux qui ne reçoivent pas les appels, les Macbook qui s’éteignent seuls, les iMacs et leurs écrans ayant une luminosité non uniforme. Bref, aujourd’hui on s’estime heureux d’avoir un produit Apple qui fonctionne sans aucun problème pendant plus d’un an.
Le plus étonnant dans tout ça, c’est que l’image d’Apple auprès du consommateur n’a pas bougé d’un iota. On pardonne tout, parce que ça sort de Cupertino et qu’être un Apple fanboy est dans l’ère du temps. Etonnant, lorsque l’on a l’habitude de vomir (et moi le premier) sur Microsoft au moindre bug dans l’un de ses OS. Le consommateur moyen continue d’acheter Apple en se rassurant que la note salée est toujours synonyme de produits parfaits.
Etant habitué à ce que l’informatique soit un “art” et non une science, ça ne me changera pas du quotidien windows/linux sur une machine achetée rue Montgallet.